11/24/2021

Les sondages influencent-ils le processus démocratique suisse ?

Christoph Müller, directeur de notre institut, s’est exprimé dans le magazine en ligne Watson au sujet de la place des sondages dans le processus démocratique.

Les sondages influencent-ils les votes des citoyen·ne·s suisses ? A quelques jours du scrutin du 28 novembre 2021, le magazine Watson a donné la parole à deux experts pour tenter de répondre à cette question.

Si aucune recherche scientifique ne démontre une corrélation entre sondages et choix des votant·e·s, Christoph Müller observe toutefois qu’ils peuvent avoir un effet démobilisateur ou au contraire mobilisateur. Si les sondages publiés régulièrement dans les médias indiquent qu’une votation est gagnée d’avance, certains citoyen·ne·s pourront par exemple se convaincre que leur voix ne changera pas la donne et donc… s’abstenir de se rendre aux urnes. A l’inverse, une initiative considérée comme un peu farfelue et qui ne semble séduire qu’une petite partie de la population pourrait être boostée par les votes de citoyen·ne·s ayant envie de s’octroyer un « frisson sans conséquence » ou d’adresser un message fort à ses représentant·e·s politiques. Dans tous les cas, ces effets sont partie intégrante de la vie démocratique de notre pays.

Dans un monde où les sondages sont devenus très accessibles, notamment grâce à l’avènement du digital, l’article de Watson aborde aussi les thématiques du « vote caché », de la fiabilité des sondages et de leur influence sur la communication des partis. A ce titre, l’éclairage fournit par Georg Lutz, professeur à l’Institut d’études politiques de l’Université de Lausanne, est très intéressant.

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