Étude Sophia 2025 : La Suisse inoxydable face aux chocs géopolitiques?
Alors que les tensions économiques et géopolitiques se multiplient, la nouvelle étude SOPHIA 2025 révèle une Suisse à la fois solide dans ses valeurs et traversée par de profondes divergences entre population et leaders d’opinion.
Réalisée par MIS Trend, en collaboration avec Le Temps, l’étude SOPHIA 2025 dresse un état des lieux des perceptions des Suisses face aux crises internationales et à leurs répercussions sur le pays.
Une société inquiète et fragmentée
Les résultats montrent une population marquée par un sentiment d’instabilité et d’inquiétude croissante.La situation économique et le pouvoir d’achat suscitent autant de préoccupations que les enjeux géopolitiques. Si la neutralité suisse reste une valeur clé pour quatre personnes sur dix, une majorité de leaders d’opinion jugent qu’elle doit évoluer pour s’adapter à un monde en mutation.
Un fossé qui se creuse entre population et leaders
Les analyses de MIS Trend révèlent des divergences significatives entre la population et les élites sur plusieurs points:
Les questions militaires divisent fortement;
L’action du Conseil fédéral est critiquée dans les deux camps ;
La Genève internationale est reconnue comme un atout stratégique, mais la population se montre plus prudente que les leaders quant à son financement public.
Ces différences traduisent une évolution des repères collectifs et une perception contrastée du rôle que la Suisse doit jouer dans un environnement mondial instable.
Une étude au cœur de l’actualité
Publiée partiellement dans Le Temps, l’étude complète est disponible auprès de MIS Trend. Elle s’appuie sur deux volets d’enquête:
275 leaders d’opinion,
1’562 personnes issues des trois régions linguistiques de Suisse.
Réalisée entre le 11 août et le 16 septembre 2025, SOPHIA 2025 s’inscrit dans la continuité des travaux menés par MIS Trend pour analyser les grandes tendances sociétales et politiques du pays.
Pour aller plus loin
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La santé mentale des jeunes
Les jeunes Suisses font face à des défis croissants en matière de santé mentale.
Selon une étude menée par MIS Trend, en collaboration avec Le Nouvelliste et ESH Médias, plus d’un jeune sur cinq se sent “plutôt mal” ou “très mal” dans sa vie. L’hyperconnexion, la pression de performance et la difficulté à parler de ses émotions façonnent une génération à la fois lucide et vulnérable.
L’étude, réalisée en ligne entre juillet et août 2025 auprès de 1’482 personnes âgées de 15 à 35 ans, dresse un état des lieux représentatif de la jeunesse suisse romande et alémanique.
Smartphone et dépendance
Près de 3 jeunes sur 4 se déclarent dépendant∙e∙s de leur téléphone, qu’ils∙elles consultent dès le réveil, avant le coucher ou même pendant la nuit. Cette hyperconnexion est devenue une source de tension dans le quotidien et les relations sociales.
Réseaux sociaux: entre lien et refuge
Les réseaux jouent un rôle ambivalent: un jeune sur trois les utilise pour oublier ses problèmes personnels. Si les plateformes offrent un sentiment de lien, elles nourrissent aussi la comparaison et la fatigue émotionnelle.
Fatigue mentale et pression de performance
La moitié des jeunes interrogé∙e∙s disent avoir ressenti une fatigue mentale ou émotionnelle intense liée aux études ou au travail. Les attentes élevées et la recherche constante de performance génèrent une pression croissante, notamment chez les 15–25 ans.
Un besoin d’écoute et de soutien
Malgré la médiatisation du sujet, près d’un jeune sur deux trouve difficile de parler de ses soucis à son entourage. Cette retenue souligne l’importance de créer des espaces de parole bienveillants et accessibles.
Méthodologie
L’enquête a été menée du 10 juillet au 25 août 2025, via les plateformes du Nouvelliste et d’ESH Médias ainsi qu’au travers du panel MIS Trend.
L’échantillon, composé de 1’482 personnes âgées de 15 à 35 ans (dont 1’026 Romand·e·s et 456 Alémaniques), a été pondéré selon le genre, l’âge et le canton afin d’obtenir une représentativité optimale. Les marges d’erreurs maximales sont de ± 2,5% sur le total, ± 3% pour la Suisse romande et ± 6,6% pour la Suisse alémanique).
Retrouvez l’étude complète et les graphiques détaillés ici.
Image des multinationales dans l'Arc lémanique
Leur rôle clé est reconnu dans :
- l’emploi
- la réputation et l’attractivité de la région
- l’activité économique et les recettes fiscales
Nous avons eu le plaisir de réaliser cette étude pour le compte du GEM (Groupement des entreprises multinationales) en mai (phase qualitative) et avril (étude quantitative). Cette dernière a concerné 798 personnes âgées de 15 ans et plus habitant le canton de Genève, le canton de Vaud (à l'exception des districts du Jura-Nord vaudois et de la Broye Vully) ou les districts valaisans de Monthey et de Saint-Maurice.
La marge d'erreur maximale sur le total est de ± 3,7%.
Le communiqué de presse et la synthèse des résultats sont à découvrir ici.


